Binbou Shimai Monogatari – Premières impressions

Etant un fan du genre “tranche de vie” en général, j’attendais Binbou Shimai Monogatari dàs le début de la saison. Il fallait que mes héros de Doremi (merci pour les épisodes quotidiens de Keroro !) s’occupent de l’animé pour je découvre enfin le premier épisode fansubbé. Le résumé décrit l’histoire de l’animé comme étant “la vie quotidienne de deux soeurs pauvres et orphelines” et malheur c’est exactement ce qu’on a sous les yeux ! Non-amateurs d’animés kawaii passez votre chemin !

L’histoire de cet épisode est très simple à raconter (yay !) : Asu (9 ans) et Kyo (15 ans) sont deux soeurs vivants seules dans un petit appartement depuis la mort de leur mère et la fuite de leur père (qui était un gros parieur) . Kyo distribue des journaux pour subvenir à leurs besoins et Asu met de côté précieusement chaque petite pièce qu’elle obtient dans l’espoir de pouvoir s’amuser follement à dépenser tout cet argent au festival de feux d’artifices approchant à grands pas. Malheureusement pour elle Kyo n’est pas au courant de son rêve et dépense l’argent pour lui acheter un yukata (kimono porté spécialement pour ce festival). Sa soeur se fache très fort et la traite d’idiote et veut retourner le yukata au magasin pour récuperer son argent.

Elle apprend là-bas que sa soeur a passé des journées entières dans des entrepôts pour retrouver un yukata ayant le même design que le sien. De son côté Kyo réalise qu’elle n’a pas fait attention à ce que voulait vraiment sa soeur. Les deux soeurs se retrouvent avec émotion au festival, portant chacune leurs kimonos et se font un gros calin pour se réconcilier. Le lendemain Asu apporte un thé à Kyo pendant sa tournée et lui dit qu’elle veut travailler pour gagner de l’argent comme ça sa soeur ne l’abandonnera jamais pas comme son papa. Sa grande soeur la rassure alors et elle se refont un gros calin tout ça sous l’oeil ému de leur maman qui veille sur elles depuis le Paradis.

Critiquons directement le point faible de cet épisode : la dramatisation over-the-top. Chaque événement essaye de nous faire ressentir de la pitié pour les deux petites soeurs qui sont tellement pauvres mais qui s’aiment tellement fort. Ainsi quand Kyo se rend compte que sa soeur avait prévu tout un plan pour dépenser son argent au festival en s’amusant, on a carrément le droit à un petit effet “vent dans la face” et a un “j’ai été une méchante grande soeur qui ne soucie pas du bonheur de sa petite soeur”. Pareil de l’autre côté quand Asu est chez la marchande de yukata : “ma soeur s’est tellement démenée pour me trouver ce yukata et moi je l’ai traitée d’idiote bouhouhou *pleurs* etc …”. C’est chiant vu que ce que je cherche dans ce type d’animé c’est plutôt des histoires légères qui respirent la joix de vivre et non pas une histoire qui nous force à nous apitoyer sur les personnages principaux. J’espère donc que cet épisode un peu mièvre était juste là pour nous montrer à quel point les deux soeurs s’aiment et blablabla et qu’on aura pas droit à tout ça tout au long des dix épisodes.

A part ça les deux chara-designs pour les soeurs sont excellents : elles sont vraiment toutes les deux super mignonnes ^^. Pour Asu le doublage est assuré par Tomoko Kaneda (Chiyo dans Azumanga Daioh) ajoutant beaucoup au côté mignon du personnage. Kyo est doublée elle par Maaya Sakamoto qui double aussi Haruhi dans Ouran. Ca tombe bien parce que les deux personnages sont pratiquement identiques. L’animation est dans les normes (même si on a le droit à un petit moment WTF?! quand Asu court pour aller au festival) et j’ai pas fait attention aux BGM preuve qu’elles doivent pas être exceptionnelles. Les OP et ED sont par contre très bons à mon goût.

Espérons donc que BSM abandonne le côté pathétique et freine sur le dramatique forcé pour nous offrir exactement ce qu’on attend de ce type d’animé : un slice-of-life sympa qui casse pas trois pattes à un canard mais qu’on regarde avec plaisir.

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Update de fin de série : Mouais. Reste des passages sympathiques mais globalement la niaiserie prédominante de l’animé fait grincer des dents. A éviter, sauf si vous avez envie de pénétrer dans un monde tout rose tout beau où tout le monde a une tête d’ahuri profond.

4 thoughts on “Binbou Shimai Monogatari – Premières impressions

  1. Le fantôme de la mère était vraiment pas indispensable. La narration aurait été toute aussi efficace du point de vue d’une des deux soeurs.
    Les BGM ont un peu plus retenu mon attention, mais plus pour l’emphase qu’elles mettaient sur les phases dramatiques. Ça plus les points que tu as déjà soulevé, on tend limite vers le cliché par moment. Mais je ne boude pas mon plaisir pour autant, c’est agréable à suivre.

  2. A essayer quand même, mais c’est effectivement dommage si ça insiste trop sur le côté dramatique de l’histoire.

  3. Vu ! Bon bin ça se laisse regarder, le côté émotionnel est moins présent que ce que ton texte m’avait laissé entendre même si c’est vrai que c’est abusé. Alors, certainement pas un anime ultime, mais un épisode par semaine, ça doit pouvoir se laisser suivre. Et la doubleuse de Chiyo, ça lui donne une voix toute douce, mais c’est trop tard et cette voix est associée chez moi avec Chiyo…

  4. Exactement un épisode par semaine c’est parfait : d’ailleurs l’épisode 2 était super, très touchant et mignon avec juste ce qu’il faut d’humour tandis que l’épisode 3 retombait un peu dans le mélodramatique que je n’aime pas. Mais c’était moins fort que dans le premier ép donc j’ai quand meme apprécié.

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