Kemonozume – Premières impressions

Snapshot20060819143623 Kemonozume est un titre ayant attiré l’attention de pas mal de monde dès qu’il fût annoncé étant donné qu’il est l’oeuvre de Masaaki Yuasa, le papa de MindGame du Studio 4°C. Cette série de 13 épisodes étant réalisée par MadHouse, on s’étonne de la réalisation graphique déroutante du titre qui n’a rien à voir avec les précédentes oeuvres du studio. Mis à part la réalisation originale du titre qui m’a de suite plu, Kemonozume m’a interessé grâce à son pitch de départ qui est une sorte de Roméo & Juliette fantastique des temps modernes.

Le premier épisode commence dans un bar où deux hommes sont entrain de discuter lorsqu’un groupe de “samourai” rentre en force. L’un des deux hommes se transforme aussitôt en monstre et tente de prendre la fuite mais la force supérieure des hommes masqués aura raison de lui. Nous apprenons que ce groupe se nomme “Kifuuken” et qu’ils chassent ces monstres “mangeurs de chairs” qui dévorent de plus en plus d’humains. Cet ordre est tenu par le père du héros, Toshihiko, qui a dédié sa vie à la maîtrise de l’épee et au Kifuuken. Son père veut naturellement lui confier le Kifuuken mais son petit frère (adopté) Kazuma n’est pas du même avis. Il veut lui aussi diriger le “Kifuuken” et défie donc son frère en duel. C’est sans compter l’apparition d’un singe (oui vous m’avez bien lu) qui ridiculise Kazuma avant même que le duel ne commence. Toshihiko croyant à un signe, poursuit le singe et arrive sur une plage où il rencontre une jolie blonde Yuka qui l’hypnotise et le fait délirer. Coup de foudre réciproque car les deux amants se retrouvent le lendemain et “concluent” dans le lit de la jeune femme. Malheureusement pour Toshihiko, il vient de se taper un de ses ennemis jurés, une “Flesh Eater” ! Snapshot20060819142751 Ce premier épisode était excellent en tout point de vue : que ce soit pour la réalisation atypique (on aime ou on déteste) qui mêle photos et dessins et qui garde en permanence ce style crayonnné rappelant les combats dans Noein; ou encore pour l’histoire qui même si elle n’est pas originale a le mérite d’être captivante et d’être contée d’une manière “différente”. Même si le style est bizarre, l’animation est magnifique, fluide et détailée comme l’attestent les quelques combats de cet épisode. Il y aussi des effets d’accentuation forts sur les couleurs, créant de nombreux contrastes et l’on s’étonne donc qu’une lampe de poche projette une lueur si réaliste ou qu’un poisson ait une teinte si vive. Snapshot20060819143422 L’histoire promet de la violence et de la romance; et la comparaison avec Roméo & Juliette me semble bien appropriée. Le conflit entre les deux frères sonne juste, non superflu à la trame principale et l’on sent bien la tension qui reigne entre eux. Le coup de foudre entre les héros est superbement amené et la scène où ils s’embrassent sous la pluie sous le rythme de leurs coeurs battants est tout simplement magnifique. On nous promet aussi une petite intrigue secondaire à savoir quel est le lien entre Yuka et la mère de Toshihiko. Puis le singe est quand même excellentissime et apporte une petite touche d’humour bien sympathique. Ce premier épisode était impressionnant de maîtrise et j’en redemande.

Apr 11, 2006 – 60 Photos
 
Update de fin de série : voir ici
 
Malgré la fin bien trop bizarre pour en faire un véritable chef-d’oeuvre, on est ici face à un excellent animé très touche-à-tout doté d’une ambiance formidable. L’histoire est originale, son exécution encore plus et la réalisation est décidément décalée et pourtant fluide (les combats sont d’ailleurs superbes). Un bon point aussi pour la psychologie des personnages très travaillée tout au long des épisodes.
 

One thought on “Kemonozume – Premières impressions

  1. Enfin quelqu’un qui daigne prendre conscience de cet extraordinaire anime.
    Le premier épisode m’a sidéré par sa qualité tant visuelle que scénaristique, impression qui ne fait que se confirmer dans les 5 épisodes suivants.
    Tout s’enchaîne parfaitement, aucun temps mort, même quand on croit qu’il ne se passe rien. Tout s’enchaine logiquement, sans se priver de libertés narratives venant compliquer l’histoire déja riche.
    Les personnages semblent tellement “authentiques” qu’ en une poignée de minutes ils sont déja plus tangibles que la quasi totalité des pales figures qu’on peut voir évoluer pendant 2 saisons dans les productions habituelles.
    Ajoutez à ça un style visuel unique, une mise en scene en béton armé, une musique toujours en phase, un doublage de qualité, et hop, serie de l’année.
    Pas été embarqué par un anime comme ça depuis Paranoia Agent.
    BRAVO !

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