Kekkaishi

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“ENFIN !” oserai-je dire ! Depuis le temps que j’attendais un fansub de cette série, je suis bien content de le voir apparaître ! Kekkaishi est donc l’adaptation animée du manga du même nom disponible par chez nous chez Pika, le tout animé par Sunrise qui aime bien décidément les shônen “moins populaires” tels que Gintama ou encore Yakitate!! Ja-pan. Ces deux séries ayant été pour le moins très réussies (Gintama c’est hilarant j’ai déjà fait un post et ça devient encore meilleur !) et appréciant le manga, j’avais hâte de voir le résultat en mouvement.

Un petit résumé de l’intrigue fourni par l’intro du deuxième épisode et amélioré par mes soins : Yoshimori Sumimura et sa voisine Tokine Yukimura sont deux “Kekkaishi” chargés de protéger la terre sacrée de Karasumori en la débarrassant des ayakashi ne sortant qu’une fois la nuit tombée. Karasumori est en fait un château à très forte énergie spirituelle, dont les ruines sont maintenant enfouies sous l’école du même nom. Ces ayakashi sont des créatures qui ont été “perverties” par l’énergie du Karasumori et les deux familles combattent ces monstres depuis maintenant 400 ans bien que les Sumimura soient les vrais descendants d’Hazama Ryuu – précurseur des “Kekkaishi” comme l’atteste leur marque, le “Houin”. Tokine et Yoshimura se rendent donc tous les soirs à l’école pour combattre les monstres jusqu’au jour où une erreur causée par le garçon cause une blessure grave à sa voisine donc elle porte encore la trace 5 ans après. Depuis ce jour, il s’est promis de devenir fort et d’améliorer ses pouvoirs afin qu’elle ne soit plus jamais blessée…

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On peut de suite remarquer le thème assez original pour un shônen, qui sort un peu de l’ordinaire. Les combats ne sont pas bourrins avec LE héros qui combat toujours après avoir perdu 160 litres de sang mais reposent un tant soi peu sur le réalisme et la tactique à cause des pouvoirs employés par les Kekkaishi. Ceux-ci sont d’ailleurs très stylés et accordés aux mouvements de mains réalisés pour chaque sort, on a vraiment l’impression de se retrouver devant des mages surpuissants qui n’utilisent cependant pour l’instant que trois commandes simples : viser l’ayakashi, le capturer dans un Kekkai – barrière magique, puis le détruire et l’aspirer dans l’autre monde si nécessaire ou alors le libérer s’il n’est pas dangereux. Ça fera sûrement penser à Pokémon pour certains vu que pour l’instant, les scènes d’action consistent surtout à capturer et tuer des grosses bébétes. Le tout est heureusement très bien animé et super fluide donc pas le temps de s’ennuyer. Nos Kekkaishi ont aussi des chiens-fantômes-sans-pattes qui les accompagnent, chargés de repérer les Ayakashi et ils ajoutent une touche très sympathique aux séquences d’action : Madarao notamment a une voix formidable, très nonchalante et sarcastique et Hakubi me fait bien marrer avec ses “Honey” à chaque fin de phrase.

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Au delà du sujet principal original, le reste n’est pas exempt de clichés : on a une rivalité entre deux familles de combattants qui se répercutent sur deux anciens amis d’enfance qui sont maintenant en froid, un jeune héros fainéant aux pouvoirs extraordinaires qui veut devenir toujours plus fort pour sauver sa rivale dont il est en fait amoureux, un grand-père qui est toujours en train de se disputer avec son petit-fils etc. On est quand même loin de Busou Renkin qui n’a presque pas un gramme d’originalité. Kekkaishi a un côté dramatique important, comme on peut le voir dans la première partie, qui alterne dans le manga avec des séquences tranche de vie/comédie très divertissantes qui détendent agréablement après les combats. Heureusement que les personnages sont attachants malgré le lot de bons sentiments obligatoires, pour une fois plutôt bien dosés. On aura donc le droit dans un premier temps à plein de petites histoires indépendantes dans le genre du 2e épisode qui alternent action/comédie ce qui aide à présenter les personnages et à placer un peu le contexte avant qu’apparaisse Masamori, le frère de Yoshimori, à la classe affolante, qui apporte un peu d’ambiguïté dans l’histoire puis que l’on visite le magnifique “autre monde”. A partir de là, on sent qu’une intrigue commence un peu à démarrer même s’il est vrai que le rythme du scénario est pas top-top. Mais le tout est tellement prenant, addictif et bien dosé que l’on peut s’empêcher de savourer chaque mystère et points importants du scénario distillés au fur et à mesure que l’histoire avance.

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Kekkaishi est donc un shônen très léger, pas prétentieux pour un sou et aux combats originaux au scénario élaboré qui vous divertira au plus haut point. Je le préfère pour ma part largement à Busou Renkin, il y a un petit truc en plus que l’auteur a su ajouté qui fait que le tout marche très bien et que l’on ne s’ennuie jamais. Bravo donc à ce shônen qui, même en se pliant aux clichés propres aux shônen, arrive à avoir une “âme”. Sûrement mon coup de coeur du genre de l’année.