Busou Renkin

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Je viens de me rendre compte que mon blog avait maintenant un an depuis une semaine et que je n’ai même pas célébré ça. J’ai donc pensé que c’était la parfaite occasion pour revenir sur quelques-uns des animés dont j’avais fait les premières impressions et qui sont maintenant terminés depuis un bail. On commence donc avec le shônen de l’auteur de Kenshin le Vagabond, Nobuhiro Watsuki, Busou Renkin, dont les premières impressions peuvent être trouvées ici.

Kazuki Mutou était un lycéen tout ce qu’il y a de plus normal jusqu’au jour où il se fait tuer en sauvant une jeune fille attaquée par un monstre. Celle-ci, nommée Tokiko, le ressuscite heureusement à l’aide d’un Kakugane, artefect transformant son propriétaire en un alchimiste qui possède dès lors une Busou Renkin (arme alchimique) unique. Kazuki décide alors de rejoindre Tokiko dans sa lutte contre les Homonculus, monstres mangeurs d’hommes dissimulés parmi nous…

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Lors de mes premières impressions, j’avais fait remarquer à quel point Busou Renkin était peu original. On retrouve notamment bon nombre d’éléments empruntés à Bleach (la jeune fille donnant au garçon des pouvoirs fantastique ainsi que l’arme unique à chaque guerrier) ainsi qu’un héros courageux et un peu bête tout ce qu’il y a de plus commun. La suite ne change pas sur ce point : on reste dans le shônen pur et dur, ultra basique et le scénario reprend tous les poncifs du genre. On reste dans l’ultra-prévisible, avec des retournements de situation peu intéressants, bref du déjà-vu bien ridicule et niais qui ne renouvelle pas le genre. Là où Busou Renkin se démarque et ce qui fait sa force est surtout son rythme. Là où Naruto/Bleach, pour ne citer qu’eux, prennent 5 épisodes pour narrer un combat, ceux de Busou Renkin ne dépassent jamais les deux épisodes et sont toujours passionnants et plutôt inventifs. Tout le scénario s’enchaîne vraiment vite et on n’a pas le temps de s’ennuyer ou de s’exaspérer devant son manque d’originalité. Les combats défilent à toute vitesse, mais pas trop quand même, les situations ainsi que les méchants aussi et on est au final vite entraîné dans les aventures de Kazuki alors que le scénario est ridicule sur le papier. Pas de fillers ou d’épisodes inutiles ici et c’est vraiment un point fort à l’heure où les animés aiment de plus en plus étirer leurs intrigues. Le dernier épisode est par contre malheureusement entièrement loupé car bien trop ridicule et stupide, du genre “tout est bien qui finit bien” enrobé dans une bonne dose de bons sentiments bien dégoulinants…

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L’animé dispose aussi de personnages auxquels on s’attache vite. Même s’ils correspondent aux archétypes du genre et qu’on les apprécie peu au début, on en vient à se soucier de plus en plus malgré le peu de développements qu’ils reçoivent. Les relations entre les personnages sont notamment très réussis et la relation Tokiko/Kazuki est très naturelle, réaliste et étonnement touchante à voir. La relation entre Kazuki et ses amis est aussi bien organisée et fait tout aussi “vraie”. Kazuki pourra parfois paraître énervant à protéger tout le monde mais Tokiko est par contre très charismatique et son caractère peu commun dans les shônens enchante. Mais comment mentionner Busou Renkin sans parler de Papillon, le meilleur méchant jamais crée. Personnage absolument ridicule, il contribue grandement à donner un côté décalé à l’animé à chacune de ses apparitions et à faire de Busou Renkin un animé un tant soi peu au dessus du lot. Totalement pathétique, chacune des ses arrivées surprend et sa relation avec Kazuki est encore une fois très bien gérée. Ennemis, on sent pourtant un attachement entre les deux hommes qui ne cherchent jamais à se tuer. Ils n’attendent que de pouvoir se battre dans un vrai duel, et même si Papillon paraît être au départ le grand méchant de la série, son statut deviendra bien plus ambigu et on ne sait jamais vraiment de quel bord il se tient. C’est un personnage vraiment intéressant et attachant que l’on prend grand plaisir à voir évoluer tout au long de la série et dont on se souviendra pendant longtemps.

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Côté technique, c’est vraiment du tout bon. Le chara-design est joli, bien que basique et ne pique pas les yeux comme le manga. L’animation reste très correcte, tout du long, et ne dessert en aucun cas les nombreux combats en restant toujours fluide et dynamique. Pour les oreilles, c’est un véritable plaisir également avec des doubleurs convainquants qui semblent avoir du plaisir à interpréter leurs rôles (Jun Fukuyama qui double également Lelouch dans Code Geass fait encore une fois un excellent boulot en interprétant Kazuki) et la bande-son bien que classique, possède quelques thèmes bien épiques qui rythment à la perfection les différents batailles. L’OP est excellent et plaira à tous les fans de JAM Project et le 1er ED est également très joli contrairement au 2e que j’ai zappé sans vergogne.

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Au final, on est donc face à un shônen tout ce qu’il y a de plus basique, qui, malgré son scénario ridicule et prévisible rempli de clichés, arrive à captiver par un rythme entraînant. On retiendra également les très bonnes relations entre les personnages très réalistes ainsi que le méchant ultime : Papillon. Un animé vraiment sympathique et divertissant qui ne éblouira pas pour autant.

 

3 thoughts on “Busou Renkin

  1. Je suis d’accord sur tous les points. Tokiho est bien classe et Papillon est intéressant dans son rôle de méchant (j’ai juste du mal avec son design). Et Aya Hirano pour la voix de Mahiro c’est bien sympa ^^.

  2. tout pareil, sauf que j’avais pas eu le courage de faire une review :p
    la fin est vraiment ridicule.. enfin, surtout l’avant dernier épisode où on voit tout le monde penser a Kazuki pendant qu’on loupe le combat entre lui et Victor -_-
    Papillon est genial, son petit coup de rein… :D

  3. Hmm… je ne suis pas super convaincu des dessins. Je pense que je ne vais pas me laisser tenter :P

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